Glossaire

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• LEXIQUE DES CANALISATIONS

AVIS TECHNIQUE – ATEC           

Pour les fabrications destinées au marché du bâtiment, de conception nouvelle et non encore normalisées, un Avis technique peut être délivré par les Groupes Spécialisés de la commission des Avis techniques :

-       le groupe spécialisé « GS 17 » examine les systèmes nouveaux de canalisations pour les réseaux d’assainissement ou de drainage,

-       le groupe spécialisé « GS 15 » examine les systèmes nouveaux de canalisations intérieures au bâtiment.

Les Avis techniques sont des documents d’information.

L’Avis technique fournit à l’ensemble de la profession du bâtiment une appréciation concernant les produits, procédés et équipements nouveaux :

-       sur leur satisfaction à la réglementation en vigueur

-       sur leur aptitude à la mise en œuvre

-       sur la durabilité en service

Depuis le 1er février 1986, l’Avis technique est assorti d’une appréciation globale qui peut être « favorable », « réservée » ou « défavorable ». Le terme « réservé » correspond à deux possibilités :

-       l’utilisation du produit demande dans beaucoup de cas, de nombreuses précautions,

-       l’expérience accumulée est encore insuffisante pour porter définitivement un avis « favorable ».

L’Avis technique est souvent pris pour référence par les maîtres d’ouvrage par rapport aux Compagnies d’assurances pour l’appréciation du risque et de leur responsabilité.

La commission peut assortir l’Avis technique de l’obligation, pour l’industriel, de pratiquer un contrôle systématique en usine, et demander que ce contrôle soit vérifié par un organisme indépendant. Cette opération pratiquement similaire à celle imposée par la Marque NF, donne lieu à l’établissement d’un procès-verbal de suivi, délivré par l’organisme qui a reçu l’agrément ministériel pour le faire.

CANALISATIONS EN PVC

 PROPRIETES :

Très bonne résistance à l’agression d’ordre chimique : le PVC n’est pratiquement sensible qu’à l’action de certains solvants chlorés, cétoniques – ainsi que des hydrocarbures aromatiques.

Insensibilité aux courants telluriques et vagabonds : les métaux ferreux parcourus par un courant électrique peuvent être l’objet, sous certaines conditions, d’une décomposition électrolytique.

Le PVC, comme toutes les matières plastiques d’ailleurs, n’est pas sensible à cette action.

Légèreté : le PVC a une faible densité de 1,4 : un tube de 4 mètres de 100 x 1,9 mm destiné à l’évacuation des eaux pluviales ne pèse que 3,680 kg ; un tube de 6 mètres de 400 x 7,8 mm destiné à l’assainissement (série II la plus courante) ne pèse que 87,600 kg.
Le PVC « allégé » possède une densité inférieure à celle de l’eau (0,8).

Mise en œuvre rapide et d’une grande sécurité : elle est réalisée par des liaisons collées ou à bague d’étanchéité ou par l’intermédiaire de pièces en bronze, laiton, acier ou fonte.

Qualité de la paroi : elle est extrêmement lisse et non microporeuse. Par un phénomène naturel de tension superficielle, elle ne se « mouille » pas et n’accepte par conséquent aucun dépôt permanent. Dans le même esprit, elle réduit notablement les pertes de charges des canalisations qu’elles soient avec ou sans pression.

Ininflammabilité : le PVC rigide est très difficilement inflammable : qualité M1 ou M1. Il ne donne pas naissance au feu, ne se consume pas, n’alimente ni ne propage la flamme. Ces caractéristiques sont fort importantes dans l’équipement des logements ou des lieux publics.

Les tubes et raccords « évacuation » de l’ensemble des membres du syndicat possèdent le classement M1 attesté par un procès-verbal délivré par un laboratoire officiel et éventuellement certifié par un droit d’usage de la marque NF réaction au feu. Ils sont identifiables par le marquage apposé sur le produit lui-même ou sur l’emballage pour les raccords de petites dimensions.

Esthétique : la paroi lisse et brillante, les tulipes peu saillantes constituent des canalisations discrètes. Le PVC peut être revêtu d’une peinture laquée (glycérophtalique par exemple) qui lui donne un aspect émaillé.

Universalité : le PVC est le seul matériau qui, dans bien des domaines, par simple modification du diamètre extérieur de la canalisation, de son épaisseur de paroi et éventuellement, de la nature de ses stabilisants, se substitue à presque tous les matériaux minéraux ou métalliques traditionnels.

Raccords en PVC : les raccords offerts aujourd’hui par les fabricants spécialisés constituent une gamme très étendue :

-       dans la série « évacuation », du Æ 32 au Æ 315 ;

-       dans la série « pression », du 12 au 225.

Ils peuvent et doivent constituer obligatoirement la solution des points singuliers de la canalisation (coudes, piquages, réductions, etc.).

CERTIFICATION                  

Loi du 3 juin 1994 :

« Constitue une certification, de produit ou de service, soumise aux dispositions de la présente section l’activité par laquelle un organisme distinct du fabricant, de l’importateur, du vendeur ou du prestataire, atteste, à la demande de celui-ci, effectuée à des fins commerciales, qu’un produit ou un service est conforme à des caractéristiques décrites dans un référentiel faisant l’objet de contrôles ».

Alors qu’ils devaient recevoir un agrément des pouvoirs publics dans le cadre de la loi du 18 janvier 1978, les organismes certificateurs sont aujourd’hui soumis à un régime de simple déclaration. De même, les référentiels ne sont plus soumis à approbation par les pouvoirs publics, mais leur élaboration doit être faite en associant l’ensemble des parties intéressées. Les référentiels font l’objet d’une publicité au Journal Officiel.

DECOMPOSITION A LA CHALEUR   

Si l’on soumet le matériau à une température très élevée, de l’ordre de 200°C, il se décompose en prenant un aspect brunâtre. C’est ce que l’on observe lors d’une chauffe non régulière, à la flamme.

DILATATION ET RETRAIT         

Indépendamment de la dilatation dont elles peuvent être l’objet lors d’une élévation de leur température, les canalisations sont également affectées d’un retrait dû aux conditions de fabrication. Ce retrait s’effectue lentement dans les applications courantes : le phénomène peut toutefois être accéléré expérimentalement par exposition d’une éprouvette dans une atmosphère à 150°C.

Dans les conditions normales d’utilisation, c'est-à-dire d’évacuation des eaux ménagères, le retrait est inférieur à 1%. Les mouvements de dilatation et de retrait sont rendus possibles sans détérioration de l’installation par la présence de joints de dilatation qu’il est impératif de prévoir dans toutes les conduites d’écoulement.

DOCUMENT TECHNIQUE UNIFIÉ (D.T.U.)

Ce sont des textes fondamentaux qui régissent les règles de l’Art de la mise en œuvre des matériaux du bâtiment, dits traditionnels (DTU 60-31, 32 et 33, DTU 60-11).

Cahier des Clauses Techniques (C.C.T.) : qui remplacent l’appellation Cahier des Charges, indiquent les conditions techniques que doivent respecter les entrepreneurs pour le choix et la mise en œuvre des matériaux dans les travaux publics.

Règles de calcul : permettent de dimensionner les ouvrages en fonction des conditions d’exploitation.

Cahier des Clauses Spéciales (C.C.S.) : précisent la consistance des travaux du corps d’état considéré et ses obligations par rapport aux corps d’état voisins.

EXTRUSION                                                                                                                                                   

Il s’agit d’une fabrication continue. Le mélange ainsi préparé alimente une ligne d’extrusion constituée des éléments suivants :

-       une extrusion dont la ou les deux vis conduisent par rotation, dans un fourreau, la matière chauffée et comprimée à l’état pâteux, vers un outillage ou filière approprié qui délivre une ébauche proche de la géométrie de l’objet à fabriquer,

-       un calibreur qui donne la forme et les dimensions du profilé,

-       un système de refroidissement à eau qui permet de « figer » la géométrie de l’objet fini,

-       une trieuse à vitesse variable,

-       un dispositif de marquage,

-       une scie pour la coupe à longueur,

-       éventuellement un dispositif de parachèvement (pour les tubes : formage des emboîtures, taille du chanfrein, etc.).

Cette technique s’applique à la fabrication des tubes, profilés divers, fils, plaques, revêtements de câbles, etc.

FLEXION          

Des changements de direction du parcours d’une canalisation peuvent, dans certaines installations, composer les mouvements longitudinaux de la conduite.

Il est bien entendu qu’il faut préférer à cette technique, dans toute la mesure du possible, celle des joints de dilatation que l’on interpose aux points appropriés de la conduite.

FLUAGE                                          

Le fluage est un phénomène de déplacement lent de la matière devant une contrainte excessive. Pour cette raison, les écrous plastiques ne doivent jamais être serrés fortement (ne pas utiliser une clef par exemple) et les canalisations ne doivent pas être « pincées » par un collier métallique.

INJECTION                                 

Ce procédé de fabrication est discontinu. Le mélange précédemment décrit (polymère + adjuvants) alimente des presses à injecter constituées des éléments suivants :

-       l’unité d’injection composée, entre autres, d’une vis rotative et d’un fourreau dans lequel la matière chauffée et comprimée se gélifie, avant d’être injectée dans le moule,

-       l’unité de fermeture comprenant les plateaux porte-moule (fixe et mobile) et pour ce dernier son système de guidage et de fermeture,

-       un ensemble de commandes séquentielles des divers mouvements à effectuer, de plus en plus pilotées par ordinateur.

Ce procédé s’applique à la fabrication des raccords pour canalisations, pièces automobiles, éléments de matériel électrique et électronique, jouets, etc.

MARQUE NF                                       

 Définie dans le Décret n°84.74 du 16/01/1984, la marque NF est la marque française, attestant la conformité aux normes de produits et services ainsi qu’à des spécifications complémentaires dans des conditions définies par l’AFNOR.

Les produits portant la marque NF font l’objet de vérifications régulières par des organismes (LNE, CSTB,…) compétents, indépendants et impartiaux.

Ces organismes s’assurent que les dispositions d’Assurance Qualité des entreprises sont conformes aux normes ISO 9000.

Pour l’acheteur, la marque NF, apposée sur ces produits, constitue un outil efficace pour un choix clair et objectif en facilitant l’adéquation des produits aux types des travaux à effectuer. Il n’existe pas aujourd’hui d’équivalence entre la marque NF et une autre marque de certification.

MODULE D’ÉLASTICITÉ

Les matières thermoplastiques présentent des caractéristiques mécaniques directement liées à la température à laquelle elles sont soumises. Leur module d’élasticité s’abaisse progressivement lorsque la température croît, pour atteindre une valeur très faible au-delà du seuil de plasto-élasticité, situé vers 82°C pour le PVC. 

La perte de rigidité qui découle de cette variation du module d’élasticité n’intervient qu’après une exposition relativement longue aux fortes températures, du fait de la faible conductibilité thermique du matériau retardant sa mise en température homogène.

L’utilisation des canalisations en PVC rigide est donc possible pour l’évacuation momentanée d’effluents chauds, tels que ceux de la machine à laver domestique, par exemple. Bien entendu, les tubes à utiliser dans ce cas doivent avoir une paroi d’une épaisseur nominale minimale de 3 mm.

NORME

Une norme est un document de référence qui donne des solutions à des problèmes techniques et commerciaux concernant les produits, biens et services, qui se posent de façon répétée dans les relations entre les partenaires économiques, scientifiques, techniques et sociaux.

Différence entre « norme NF » et « marque NF » : indiquer sur un produit ou une documentation commerciale « conforme à la norme… » est une simple autodéclaration du fabricant. Marquer ses produits du logo NF, c’est apporter la preuve à ses clients qu’un contrat a été signé entre le fabricant et l’AFNOR, pour leur fournir des produits contrôlés par un organisme compétent, indépendant et impartial.

PHENOMENE DE MEMOIRE

Le phénomène de mémoire est ainsi appelé parce que les thermoplastiques, qu’ils soient extrudés, injectés ou calandrés-pressés, se souviennent toujours de la forme suivant laquelle ils ont été créés.

C’est ainsi qu’une pièce thermoformée tend à revenir à sa forme initiale dès qu’une élévation accidentelle de température se produit. C’est la raison pour laquelle, au-delà d’une déviation de 15°, les coudes façonnés à chaud sont prohibés sur les canalisations d’évacuation d’eaux usées (DTU 60.33).

PROCES-VERBAL DE CLASSEMENT

Le procès-verbal de classement est un document délivré par un organisme, tel que le LNE ou le CSTB, agréé par le Ministère de l’Intérieur.

Il est établi sur la base d’un rapport d’essais et atteste que l’échantillon soumis à l’essai de classement et lui seul possède de telles caractéristiques.

LE PVC

Le polychlorure de vinyle rigide, ou polychlorure de vinyle non plastifié, est la matière plastique la plus utilisée pour la réalisation de canalisations destinées à l’équipement de bâtiments, à l’adduction d’eau, à l’assainissement urbain et rural, au gainage de câbles, au drainage routier et agricole, à l’industrie, etc.

Il est notamment désigné suivant l’abréviation PVC ou quelques fois UPVC. Certains cahiers des charges ou descriptifs précisent : PVC.NP (non plastifié) ou PVC.R (rigide). Il existe également des plaques et des profilés en PVC rigide qui entrent dans la composition des structures chaudronnées, très utilisées dans les industries chimiques et para-chimiques. 

REFERENTIEL

Loi du 3 juin 1994 :

« Le référentiel est un document technique définissant les caractéristiques que doit présenter un produit ou un service et les modalités de contrôle de la conformité du produit ou du service à ces caractéristiques ». 

La certification en elle-même ne garantit pas le niveau de performance des produits, c’est surtout le référentiel sur lequel elle se fonde. Lors de l’élaboration d’un référentiel pour la marque NF, appelé Règlement d’application, l’ensemble des acteurs : pouvoirs publics, maîtres d’ouvrages, maîtres d’œuvre, entreprises, clients, consommateurs,… examinent l’adéquation des normes à leurs besoins. S’il y a lieu, des spécifications complémentaires aux normes peuvent être ajoutées ou des classements créés, selon le niveau de performance contrôlé.